Par Zobel A. Mbon
L’engagement de la Socapalm dans le volet éducatif dépasse largement le cadre événementiel. Il s’inscrit dans la durée, avec des actions concrètes qui comblent un vide structurel là où l’État peine parfois à maintenir sa présence.
Contrairement aux écoles d’entreprises classiques réservées aux seuls enfants du personnel, la Socapalm a fait le choix de l’inclusion. Dans ses plantations de Kienké, Mbongo, Mbambou, Edéa ou Dibombari, les infrastructures soutenues sont ouvertes à tous les enfants des communautés riveraines.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, le bilan fait état de 71 établissements accompagnés autour des plantations, dont 21 écoles maternelles, 42 écoles primaires et 8 établissements secondaires, soit 11 555 élèves touchés. Sur ce total, seuls 31% sont des enfants d’employés directs de la Socapalm, le reste étant composé d’enfants de travailleurs indirects et d’externes. Une politique qui fait de l’instruction un véritable levier de cohésion sociale.
L’appui est multiforme : réhabilitation d’infrastructures scolaires, à l’image de l’école primaire de Ferme-Suisse entièrement rénovée, équipement des salles de classe, restauration des logements d’enseignants, et surtout participation directe au financement des salaires, à hauteur de 50% dans certains établissements publics. En 2023, 118 enseignants en ont bénéficié.
Chaque rentrée scolaire , l’entreprise distribue le paquet minimum : livres, craies, cahiers et matériel didactique essentiel, basé sur les besoins exprimés par les écoles. Elle prend également en charge le transport scolaire et propose à ses employés des prêts scolaires à taux zéro remboursables sur 8 mois. La formation professionnelle fait également partie de ses priorités avec ses grandes écoles qui forment chaque année de nombreux jeunes.
C’est donc tout naturellement que l’agro-industrie s’est associé à la fête du mérite à Dizanguè pour encourager la culture de l’effort.
Ce sont au total, 250 élèves issus de 28 établissements . Soit 5 du secondaire et 23 du cycle primaire de l’arrondissement de Dizanguè qui ont été primés. Ils ont reçu des kits scolaires, des trophées et pour 57 d’entre eux, une bourse de 25 000 frs cfa chacun .
Cette deuxième édition placée sous le thème: « Oser l’excellence pour changer mon destin », appelle à tourner le dos à la médiocrité.
Pour le président du Calm, Patrick Guy Abodioh, cette édition consacre l’ambition de faire de ce rendez-vous un événement pérenne au service de la jeunesse. De son côté, la Socapalm réaffirme sa volonté de rester un acteur de proximité qui investit dans l’éducation pour bâtir l’avenir, fidèle à l’esprit de dialogue prôné par les communautés elles-mêmes.
