Par Panorama Papers
«Il y a longtemps que je ne me suis pas adressé directement à vous », déclare Ali Bongo au début de son intervention. L’ancien chef de l’État explique avoir volontairement gardé le silence depuis sa chute, affirmant avoir choisi « le recul » et « le temps ».
Cette nouvelle prise de parole est motivée par les développements de l’affaire des « biens mal acquis ». Ali Bongo affirme que la République gabonaise a formulé, dans le cadre d’une procédure judiciaire à l’étranger, des observations mettant en cause son père et prédécesseur à la présidence, Omar Bongo Ondimba. Il précise ne pas vouloir discuter du fond de l’affaire, estimant que celui-ci doit être tranché par la justice.
L’ancien président conteste en revanche les termes employés à l’égard de son père. Il estime qu’ils portent atteinte à sa mémoire et appelle l’État à respecter l’histoire du pays et ceux qui ont exercé la fonction présidentielle.
Ali Bongo évoque également le changement de régime intervenu le 30 août 2023. Sans dresser lui-même le bilan des autorités qui lui ont succédé, il déclare : « Les Gabonais observent, ils jugent et l’histoire jugera. »
Cette déclaration marque une prise de parole directe particulièrement notable de l’ancien chef de l’État depuis son renversement. Ali Bongo avait toutefois déjà effectué plusieurs interventions publiques en 2026 : en mars, il avait notamment annoncé qu’il ne briguerait plus de mandat national, tandis qu’en août il avait accordé un entretien à Info241 et diffusé un message à l’occasion de la fête de l’indépendance.
