Par Martin Lemur
Des explosions ont été entendues à Kyiv par un témoin de Reuters. À Dnipro, le gouverneur régional Oleksandr Hanzha a signalé les dégâts sur le site industriel sans en préciser l’étendue. Aucun bilan humain ne figurait dans les premières informations publiées par l’agence.
Cette nouvelle vague d’attaques intervient après plusieurs frappes contre les ponts de Kyiv, dont les dommages ont perturbé les déplacements entre les deux rives du Dnipro.
Le 3 octobre, une attaque contre le pont du Nord a endommagé la chaussée et les lignes électriques alimentant les trolleybus. Les autorités ont interrompu la circulation de la rive gauche vers la rive droite, aggravant les difficultés de transport dans la capitale.
La veille, le pont du Sud avait été fermé après plusieurs frappes de drones. Les restrictions sur ces ouvrages ont entraîné d’importants embouteillages, contraignant certains usagers à terminer leurs trajets à pied.
Huit ponts relient les deux parties de Kyiv séparées par le fleuve. Les interruptions sur plusieurs de ces passages compliquent les déplacements quotidiens des habitants et reportent la circulation sur les axes encore accessibles.
Dans ce contexte, Vitali Klitschko avait appelé les habitants à adapter leur quotidien aux conditions de guerre. Les attaques contre les infrastructures de transport illustrent les conséquences du conflit jusque dans les déplacements au sein de la capitale.
