Par Ilyass Chirac Poumie
Kemi Seba, a comparu lundi 20 avril devant la Cour de Pretoria. L’audience a été reportée au 29 avril, le parquet souhaitant plus de temps pour étudier la demande de libération sous caution. Kemi Seba, son fils et un troisième co-accusé sont donc retournés en détention provisoire. Le Bénin confirme qu’il va demander l’extradition de Kemi Seba
Installé en Afrique du Sud depuis cinq mois d’après un membre de son entourage, aurait été interpellé avec François Van de Merwe, présenté comme responsable d’un groupuscule d’extrême droite suprémaciste blanc. Ce dernier est soupçonné d’avoir facilité le projet de passage clandestin vers le Zimbabwe.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, le Panafricaniste Kemi Seba dispose d’une forte audience sur les réseaux sociaux avec près de 1,5 million d’abonnés.
Les circonstances exactes de l’opération et les charges retenues n’ont pas encore été détaillées publiquement.
L’affaire suscite une vive attention en raison du profil des personnes impliquées, notamment l’association inattendue entre la figure panafricaniste et un activiste issu de la mouvance identitaire blanche sud-africaine.
Kemi Seba est une personnalité établie du militantisme panafricaniste francophone, régulièrement critique à l’égard de la France et des institutions occidentales en Afrique. Il a déjà fait l’objet de plusieurs expulsions ou procédures dans différents pays africains. Les passages frontaliers irréguliers entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe font l’objet d’une surveillance renforcée en raison des flux migratoires et des réseaux clandestins opérant dans la région.
