Par Sandra Embollo
Selon des informations rendues publiques, l’autoroute Yaoundé-Douala, axe stratégique reliant la capitale politique à la capitale économique du Cameroun, devrait coûter au total près de 1 500 milliards de Fcfa pour une infrastructure à deux voies sur une distance de 251 kilomètres.
À titre de comparaison, le Burkina Faso a annoncé la construction d’une autoroute à quatre voies reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, sur un linéaire de 333 kilomètres, pour un montant estimé à 200 milliards de Fcfa.
Ce différentiel de coûts et de caractéristiques techniques suscite de nombreuses réactions et relance le débat sur la gouvernance des grands projets d’infrastructures, la maîtrise des dépenses publiques et l’efficacité de l’investissement routier dans plusieurs pays africains.
L’autoroute Yaoundé-Douala est présentée par les autorités camerounaises comme un projet structurant destiné à améliorer la fluidité du trafic et à renforcer l’intégration économique nationale. Le chantier, lancé depuis plusieurs années, a connu des retards et des réévaluations budgétaires successives.
Au Burkina Faso, l’axe Ouagadougou-Bobo-Dioulasso constitue également un corridor économique majeur. Les autorités burkinabè affirment que le projet vise à moderniser le réseau routier national, à réduire les coûts de transport et à stimuler les échanges commerciaux internes et sous-régionaux.
