Par Matheo Enrique
À Rio de Janeiro, les bus ne sont plus de simples moyens de transport : ils sont devenus des zones de combat. Dans plusieurs quartiers sensibles, chauffeurs et passagers vivent la peur au quotidien, alors que les affrontements entre narcotrafiquants et forces de l’ordre s’intensifient.
Les incidents se multiplient : tirs sur les véhicules, barricades improvisées, et contrôles policiers à grande échelle perturbent la circulation et exposent les citoyens à un danger constant. Pour les habitants, se déplacer en bus est devenu un véritable parcours du combattant, surtout dans les favelas où les lignes sont souvent encerclées par des bandes armées.
Les autorités locales assurent multiplier les patrouilles et renforcer la sécurité, mais les habitants dénoncent l’inefficacité des mesures. « On a peur chaque fois qu’on monte dans un bus, on ne sait jamais si on va arriver à destination », confie un conducteur sous couvert d’anonymat.
Ce phénomène souligne la fragilité du quotidien des Rio de Janeiroais et la difficulté de concilier transport public et sécurité dans une ville où le trafic de drogue continue de nourrir la violence urbaine.
