Par Joël Onana
La COP30, qui s’est tenue pendant douze jours à Belém, au Brésil, a réuni près de 200 pays pour débattre des mesures climatiques et de la transition énergétique mondiale. Si les négociations ont permis de réaliser des avancées inédites sur la justice sociale et la transition équitable, les discussions ont buté sur la question des énergies fossiles, sans consensus sur une réduction significative de leur usage.
Les participants ont néanmoins adopté plusieurs initiatives visant à soutenir les communautés vulnérables et à renforcer l’inclusion sociale dans les stratégies climatiques nationales. Les négociations ont également insisté sur la nécessité d’un financement accru pour les pays en développement, afin de soutenir la transition vers des énergies propres et durables.
La conférence se tient dans un contexte international tendu, parallèlement au G20 en Afrique du Sud, illustrant la complexité de concilier ambitions environnementales et réalités géopolitiques et économiques. Les États présents ont reconnu la nécessité d’un multilatéralisme renforcé pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, tout en tenant compte des contraintes nationales et régionales.
La COP30 marque la 30ᵉ édition de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Depuis sa création en 1995, les COP visent à coordonner les efforts mondiaux pour limiter le réchauffement climatique et promouvoir une transition énergétique durable.
Belém a été choisie pour sa position stratégique en Amazonie, symbole de la lutte contre la déforestation et de la préservation de la biodiversité. Les discussions sur la justice sociale et la transition équitable illustrent l’importance croissante de l’inclusion sociale dans les politiques climatiques, alors que la question des énergies fossiles reste un point de tension majeur entre pays développés et pays en développement.
