Par Zobel A Mbon
Plus d’une centaine de femmes – politiques, chefs d’entreprise, influenceuses, écrivaines – ont répondu à l’appel, accompagnées de psychologues et de spécialistes des droits humains.
La rencontre a mis en lumière la violence verbale dans ses multiples visages : insultes dans la rue, harcèlement sur les réseaux sociaux, propos dégradants au travail, stigmatisation dans les structures traditionnelles et même les remarques blessantes au sein des familles. « Je suis une personnalité publique et je vois chaque jour la violence des réseaux sociaux ; c’est une agressivité incroyable qui pousse certaines à consulter un psychiatre une fois par semaine. C’est extrêmement violent », a déclaré Nourane Foster, soulignant l’importance d’un espace où les femmes puissent identifier et nommer ces atteintes.
Parmi les intervenantes, l’ex‑députée Marlyse Douala Bell (communauté Sawa) a partagé son vécu et dénoncé le regard réducteur porté sur les femmes de sa région. L’écrivaine Djaili Amadou Amal, originaire du Grand Nord, a rappelé que les mariages précoces et les violences domestiques persistent, appelant à une prise de conscience collective. « Une insulte, c’est déjà une violence ; une gifle, c’est une gifle de trop », a-t-elle ajouté Les psychologues présents ont proposé des pistes de sortie pour aider ces femmes verbalement violentées à retrouver leur équilibre.
La conférence s’est terminée sur un moment d’échange convivial, laissant aux participantes la conviction que, désormais, « les femmes savent qu’on les écoute » et qu’elles peuvent, ensemble, briser le silence et se libérer des mots qui blessent.
