Avec SENACOM, UDC
L’absence de l’Udc ne devrait pas surprendre les observateurs de la scène politique. Deux signaux, ces derniers temps exposent à suffire que le parti de Tomaïno Ndam Njoya est notoirement en désaccord avec le régime.
Le dernier signal en date, le 3 novembre précisément, on a vu les députés de l’Udc brandir une banderole en signe de protestation à l’ouverture de la 3ème session de l’Assemblée nationale. << Nous refusons le silence face à un système qui opprime, divise et trahit la confiance du peuple. Nous réclamons : justice électorale, actes courageux et forts, et non promesses ni mépris, pour la vérité et la paix. Nous sommes l’Udc : la voix de celles et ceux qui croient encore que notre pays mérite mieux>>, pouvait-on lire sur le support tenu par les députés sur le perron de l’hémicycle.
En deuxième lieu, l’Udc a rejeté les résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Cet acte faudrait-il le souligner, venait d’un autre désagrément antidémocratique essuyé devant le Conseil constitutionnel.
Alors que la candidate du parti, Tomaïno Ndam Njoya avait saisi l’auguste juridiction pour les griefs de fraudes massives qui avaient entachées l’élection présidentielle, des atteintes aux libertés et droit de vote, entre autres, elle avait été tout simplement déboutée, le juge électorale s’interdisant de connaître le contentieux au fond. Ces deux signaux, somme toute, étaient des avertisseurs que l’Udc ne sera pas de la cérémonie de prestation de serment.
