Par Zobel A Mbon
Le thème choisi pour cette 10e édition , rappelle que le makossa est né dans les quartiers populaires de Douala dans les années 40, et qu’il est issu des sonorités du terroir Sawa. Le Cameroun souhaite voir ce rythme inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco et le transmettre aux nouvelles générations.
Dans le souci de transmettre, les organisateurs ont lancé le premier concours « Makossa 2025 », ouvert aux chanteurs et chanteuses de moins de 30 ans. Le dispositif comprend trois étapes : présélections locales, ateliers de formation (technique vocale, arrangement, mise en scène) et la grande finale prévue le 9 décembre 2025.Un jury composé de professionnels du secteur et de figures emblématiques telles que Ben Decca devra sélectionner la perle rare susceptible de porter le makossa vers de nouveaux horizons. .
La Communauté urbaine de Douala parraine de l’événement a placé le festival makossa au cœur de sa politique culturelle, démontrant ainsi sa volonté de valoriser le patrimoine local.. La Cud s’est engagée à fournir les infrastructures nécessaires, à garantir la sécurité du site et à promouvoir l’événement auprès des institutions nationales et internationales.
Outre le soutien institutionnel, l’édition 2025 bénéficie de l’appui de partenaires privés, parmi lesquels Orange Cameroun, qui met à disposition des solutions de diffusion en streaming, ainsi que plusieurs mécènes locaux. L’association Makossa Forever annonce le lancement d’un projet ambitieux : le Sanctuaire du Makossa, un espace immersif combinant expositions, concerts intimes, ateliers pédagogiques, musicothèque et centre de documentation.Ce lieu sera le temple moderne où chaque génération pourra nourrir sa passion pour le makossa
Le festival entend élargir la visibilité du makossa au-delà des frontières camerounaises. Grâce à des partenariats avec des plateformes de streaming et des médias internationaux, l’événement sera diffusé en direct dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et en Europe.
En somme, la 10e édition du Fesmak placée sous le signe de « Dibambe », se veut un levier de développement culturel, économique et social pour la ville de Douala. En réunissant autorités locales, acteurs économiques, artistes et jeunes talents, la Communauté urbaine de Douala confirme son rôle de chef d’orchestre d’une dynamique qui pourrait bien inscrire le makossa parmi les trésors culturels de l’humanité.
