Par Joël Onana
Dans une déclaration aussi lucide que percutante, Alioum Sidi revient sur une réalité amère que vivent les arbitres au quotidien :
« Nous avons eu les Tombi A Roko, les Seidou Mbombo Njoya, des présidents de normalisation, on n’a jamais eu ça. Aujourd’hui, un arbitre peut faire 25 matchs sans être payé. »
Cette révélation jette une lumière crue sur les conditions précaires dans lesquelles les arbitres exercent leur fonction, souvent dans l’ombre des projecteurs mais au cœur de l’équité sportive.
Le président de l’Acaf explique avoir tenté un dialogue avec Samuel Eto’o, actuel président de la Fecafoot, dès les prémices de cette crise. Une rencontre pleine d’espoirs, qui n’a malheureusement pas tenu ses promesses : « Au début de ça, j’ai essayé de discuter ça avec le président Samuel Eto’o. Il nous a même promis que les arbitres devaient être salariés. »
Entre espoirs déçus et promesses non tenues, le malaise s’enracine. Les arbitres, essentiels au bon déroulement des compétitions, se retrouvent marginalisés, privés de ressources, et parfois même contraints de financer leurs déplacements sur fonds propres. Cette situation soulève une question cruciale : comment espérer une amélioration du niveau de l’arbitrage national sans assurer un minimum de dignité et de reconnaissance à ceux qui en sont les piliers ?
Alors que le football camerounais aspire à un renouveau, cette crise des indemnités appelle une réponse forte, rapide et concrète. L’avenir de l’arbitrage – et donc de la crédibilité des compétitions locales – est en jeu.
