Par Ilyass Chirac Poumie
Selon un texte publié sur Facebook par le politologue Moussa Njoya, les réactions du ministère de l’Administration territoriale (Minat) illustrent une gestion à géométrie variable des décisions publiques. Il affirme que le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, a adressé depuis plus de deux semaines une correspondance à Paul Atanga Nji afin de solliciter l’interdiction de l’Assemblée générale élective de la Fecafoot prévue le 29 novembre, invoquant des risques de troubles à l’ordre public. Cette demande est restée sans réponse.
En revanche, poursuit Moussa Njoya, une simple lettre envoyée le 27 novembre par Okala Ebode au même ministre pour demander la suspension de la Convention extraordinaire du Mrc, également prévue le 29 novembre, a reçu une suite immédiate. Le même jour, le Minat a instruit le sous-préfet de Yaoundé IV d’interdire la réunion du parti d’opposition pour les mêmes motifs d’ordre public.
Pour Moussa Njoya, cette différence de traitement illustre un dysfonctionnement profond du gouvernement et une administration devenue arbitraire dans ses priorités comme dans ses décisions.
Ces accusations surviennent dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques, notamment autour de la gouvernance sportive et de l’opposition. La Fecafoot, au cœur de multiples controverses institutionnelles, organise une Assemblée générale élective scrutée de près. De son côté, le Mrc, régulièrement confronté à des interdictions de réunions publiques, prévoyait une Convention extraordinaire attendue par ses militants. Les interventions du Minat, souvent critiquées pour leur caractère sélectif, alimentent un débat récurrent sur l’impartialité de l’État dans la gestion des libertés publiques.
