Par Ilyass Chirac Poumie
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun maintient sa convention extraordinaire prévue le samedi 29 novembre 2025 à son siège de Yaoundé. Dans un communiqué signé par Mamadou Mota, le président national par intérim, il affirme que l’arrêté brandi par le sous-préfet de Yaoundé 4 pour interdire la réunion n’a aucune valeur administrative et relève plutôt d’une manœuvre politique. Mamadou Mota rappelle que la rencontre est statutaire, interne au parti et se tient dans un espace clos, ne relevant ni d’une réunion publique ni d’une manifestation soumise à déclaration.
Selon le communiqué signé par Mamadou Mota, le sous-préfet aurait invoqué un prétendu signalement d’un ancien militant exclu, Thierry Okala Ebode, pour justifier l’interdiction. Une première décision de report avait été prise, mais la consultation élargie du parti a conduit à maintenir la date initiale. Mamadou Mota dénonce de nouvelles provocations du pouvoir, qu’il accuse d’avoir orchestré un coup d’État électoral pour empêcher la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle du 12 octobre.
Toujours selon le communiqué signé par Mamadou Mota, seuls les responsables du parti sont habilités à solliciter la force publique si nécessaire. Le Mrc met en garde contre tout incident qui surviendrait autour de son siège samedi et en attribue par avance la responsabilité au sous-préfet, à ses supérieurs hiérarchiques et au Rdpc.
La Convention extraordinaire du Mrc survient dans un climat de forte confrontation institutionnelle entre le parti d’opposition et les autorités administratives, dans le prolongement de l’exclusion de Maurice Kamto de la dernière présidentielle et des multiples interdictions de réunions politiques. Le sous-préfet de Yaoundé 4 a notifié une interdiction au parti, invoquant des risques de troubles liés à un signalement interne. Le Mrc, après une brève annonce de report, a finalement décidé de maintenir l’événement, estimant que la décision administrative n’était pas fondée. Le communiqué est signé par Mamadou Mota, président national par intérim.
