Par Léopold DASSI NDJIDJOU
La doyenne d’âge n’est pas passé par quatre chemins pour dire les attentes politiques. La première est la nomination du gouvernement, toujours attendue depuis l’annonce faite par le président de la République himself lors du traditionnel message des vœux à la Nation. Bien avant, lors de la prestation de serment le 6 novembre 2025, Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale, en remettant le stylo à Paul Biya, avait dit tout haut son souhait de voir signer au plus tôt le décret d’un nouveau gouvernement.
En mars 2026, l’opinion attend toujours. La deuxième attente qui préoccupe est le réajustement du calendrier électoral tel que le numéro un camerounais l’a annoncé le 10 février dernier. Il s’agit notamment de proroger lle mandat des députés par le vote d’une loi y afférent selon les prescriptions de l’article 15 (4) de la Constitution qui autorise le président de la République, en cas de crise grave ou de circonstances exceptionnelles, à demander à l’Assemblée nationale de proroger ou d’abréger son mandat, après consultation du président du Conseil constitutionnel et des bureaux des deux chambres. C’est cette prorogation qui est attendue au début de cette session..
Quant aux conseillers municipaux, l’article 170 (2) du Code électoral dit qu’en cas de nécessité, le président de la République peut par décret, proroger ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas 18 mois après consultation du gouvernement et du bureau du Sénat.
Or en 2025, Paul Biya avait prorogé ce mandat d’un an. Il peut donc encore le faire par décret pour une durée de 6 mois. La doyenne d’âge a aussi annoncé que le Parlement accueille au mois de juillet prochain, la 51ème session plénière de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf).
