Par Hajer Elina
La scène politique camerounaise est secouée par une déclaration retentissante de Brenda Biya, fille du président de la République, qui a affirmé sans détour sur les réseaux sociaux que Paul Biya est « en train de mourir ». Cette prise de parole, rare à ce niveau de proximité avec le pouvoir, brise un tabou majeur autour de l’état de santé du chef de l’État, traditionnellement tenu secret.
Dans le même message, Brenda Biya évoque une situation personnelle tendue, affirmant faire l’objet de pressions et de tentatives de marginalisation. Elle décrit un environnement hostile visant à réduire son influence et à ternir son image publique. Elle fait également état de craintes pour sa sécurité et sa stabilité personnelle, dénonçant ce qu’elle présente comme une machination dirigée contre elle.
Ces propos interviennent dans un contexte marqué par une communication officielle très limitée sur la santé du président. Aucune confirmation ni réaction officielle n’a été enregistrée dans l’immédiat, laissant place à de nombreuses spéculations au sein de l’opinion et des cercles politiques.
Cette sortie publique, par sa nature et son origine, fragilise davantage un climat politique déjà sensible et pose la question de la gestion de la succession au sommet de l’État.
Paul Biya dirige le Cameroun depuis 1982 et figure parmi les chefs d’État les plus anciens au pouvoir dans le monde. La question de sa santé alimente régulièrement les débats, en raison de ses absences prolongées et du manque de transparence des autorités sur ce sujet. Jusqu’à présent, les informations concernant son état relevaient essentiellement de rumeurs ou de révélations non confirmées.
