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Cameroun | Décès d’Anicet Ekane en détention : Mandela Center International accuse l’Étlat camerounais

Mandela Center International, organisation dotée du statut consultatif spécial auprès des Nations Unies, dénonce la responsabilité pleine et entière des autorités camerounaises dans le décès en détention d’Anicet Georges Ekane, président du Manidem, survenu le 1er décembre 2025 au Centre Médical de la gendarmerie à Yaoundé.

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Par Ilyass Chirac Poumie

Mandela Center International affirme avoir été informé avec émotion, choc et consternation du décès, le 1er décembre 2025 à 7h08, d’Anicet Georges Ekane, leader du Manidem, mort en détention au Centre Médical de la gendarmerie nationale à Yaoundé, à la suite d’actes de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants. Selon l’organisation, les conditions de détention au Sed et le refus persistant des autorités de restituer ou autoriser l’usage de son équipement médical vital constituent des violations flagrantes des normes internationales.

Mandela Center rappelle que Ekane avait été enlevé à Douala le 24 octobre 2025 par des hommes en civils armés, de même que plusieurs militants, dont sa trésorière Florence Titcho et le militant Djeukam Tchameni. Ces interpellations qualifiées d’enlèvements politiques par l’Union pour le Changement avaient été suivies de la diffusion, par les autorités, de contenus accusant le leader du Manidem de possession d’armes et de faux documents électoraux, accusations qu’il a toujours rejetées. Ses avocats confirment qu’il n’a jamais été présenté à un juge ni régulièrement inculpé.

Mandela Center International indique avoir déployé une mission d’établissement des faits conformément aux lignes directrices internationales et affirme que l’état de santé d’Ekane se détériorait gravement depuis son arrestation. Ses avocats avaient sollicité à plusieurs reprises la restitution de son extracteur d’oxygène, confisqué par la gendarmerie, sans succès. L’appareil n’a été rendu que le 27 novembre, alors que le pronostic vital du détenu était engagé. L’Ong rapporte que le Centre Médical du Sed était dépourvu de moyens nécessaires pour assurer la survie du leader politique et dénonce le refus de le transférer au Chu de Yaoundé ou de l’évacuer.

Dans un communiqué officiel, le porte-parole du ministère de la Défense a reconnu le décès, évoquant une prise en charge adéquate et l’ouverture d’une enquête. Le Mandela Center rejette ces déclarations, qualifiant la détention d’Ekane d’arbitraire et contraire à l’ensemble des textes internationaux signés et ratifiés par le Cameroun, notamment les Règles Nelson Mandela, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, les conventions contre la torture et les principes des Nations Unies relatifs à la détention.

L’organisation dénonce une barbarie inouïe, une cruauté incompréhensible et une banalisation inquiétante de l’impunité au sein des forces de défense et de sécurité. Elle rappelle que les actes commis contre Ekane relèvent de crimes internationaux imprescriptibles et engagent la responsabilité juridique de l’État du Cameroun au regard du droit international.

Mandela Center International condamne avec la dernière énergie le décès d’Anicet Ekane en détention et exige notamment la destitution immédiate du colonel Jean Pierre Otoulou, commandant de la légion de gendarmerie du Littoral. L’organisation met en garde les autorités camerounaises contre toute tentative de dissimulation et assure que tous les auteurs répondront de leurs actes devant les juridictions internes ou internationales. Elle appelle l’État à respecter ses obligations, à garantir un accès à des recours efficaces pour les ayants droit et à mettre en œuvre des mesures spéciales conformément à ses engagements internationaux. Anicet Georges Ekane, président du MANIDEM, figure de la gauche souverainiste, avait été arrêté le 24 octobre 2025 à Douala dans un contexte de tensions politiques post-électorales. Sa mort intervient après plus d’un mois de détention au SED, sans présentation devant un juge. Le Mandela Center International, basé à Genève, multiplie depuis plusieurs années les alertes sur les violations graves des droits humains au Cameroun, notamment les cas de torture, de détentions arbitraires et de décès en détention.

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