Par Zobel A Mbon
À l’occasion de la 54ᵉ édition de la Fête de l’Unité nationale, le Social Democratic Front a défilé à la place de fête de la Bessekè en tant que formation politique républicaine. L’événement était pour Maître Achille Leudjio conseiller juridique du parti, l’occasion de rappeler l’importance de préserver la cohésion nationale héritée des pères fondateurs du Cameroun.
“L’unité ne va pas de soi. C’est un chantier quotidien qui exige l’engagement de chacun”,
a-t-il déclaré.
Mais selon lui, cet acquis est aujourd’hui fragilisé par la montée des replis communautaires et des discours à connotation ethnique qui sapent le vivre-ensemble.
Le conseiller juridique s’inquiète particulièrement du silence, voire de la complaisance, des autorités face à certains messages de haine ciblant des communautés précises.
“Le Cameroun compte près de 250 ethnies. Si nous entrons dans une logique d’affrontement identitaire, le pays s’expose à un risque d’implosion”
Un carré réduit pour le Sdf au défilé
Au-delà de ce constat politique, Maître Achille Leudjio a dénoncé ce qu’il qualifie de traitement discriminatoire lors de l’organisation du défilé. Le Sdf affirme avoir mobilisé ses militants sur l’ensemble du Littoral, mais n’avoir obtenu que deux carrés, soient 100 personnes au total.
“L’année dernière, nous avions droit à un carré de 400 militants. Cette année, on nous en accorde seulement 100”
a-t-il regretté.
Face à cette situation, le Social democratic front a choisi de respecter les consignes de l’autorité administrative, tout en annonçant son intention de contester publiquement cette décision.
“Nous allons monter au créneau pour dénoncer cette discrimination. Elle constitue un frein à la construction nationale” .
Le Sdf parti républicain dit vouloir continuer à participer aux manifestations officielles, mais exige des règles d’organisation équitables pour toutes les formations politiques.
