Par Zobel A Mbon
Rencontré en marge du défilé officiel, le Révérend Emmanuel Magoueth, président national de l’association des techniciens pour la protection des Droits des Consommateurs et des Droits Humains au Cameroun et pasteur à la Bncc, a insisté sur la responsabilité des communautés religieuses dans la préservation de la cohésion nationale.
Pour l’homme d’Église, l’unité du pays ne se décrète pas : elle se construit par une prise de conscience collective, portée notamment par les messages d’amour et de fraternité que diffuse l’Église.
“L’unité nationale est d’abord une affaire de conscience. Les Camerounais doivent comprendre que seul un peuple uni peut bâtir un avenir solide et indivisible”.
Le Révérend Magoueth souligne que les Églises, par leur ancrage dans les communautés, jouent un rôle de médiateur et de rappel des valeurs communes.
“Nous qui croyons en Dieu portons un message simple : Dieu est amour. Et sans amour, il n’y a pas d’unité. Or sans unité, aucun peuple ne progresse. L’unité fait la force”.
Il estime que la célébration de la fête de l’unité nationale le 20 mai doit être l’occasion de dépasser les clivages politiques, ethniques et sociaux. Selon lui, l’Église a le devoir d’encourager les citoyens à transformer ce devoir de mémoire en engagement quotidien pour la paix et la stabilité.
Placée sous le thème « L’Unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun », cette édition 2026 trouve un écho direct dans l’appel du pasteur : faire de l’unité une pratique concrète, portée par la foi, la responsabilité et la solidarité.
