Par Mon’Esse
Cet exercice de dissection devait avoir lieu à la morgue de l’hôpital central de la capitale, Yaoundé, où il est décédé lundi matin, mais sa défense, mandatée par la famille, s’y est opposée, sollicitant et obtenant son report à une autre date.
Il est attendu que la famille se concerte pour désigner ses propres médecins légistes, qui accompagneront ceux désignés par les autorités qui le maintenaient en détention illégale jusqu’à ce que mort s’en suive, a précisé Me Meli, ajoutant que les enquêtes annoncées hier, par le gouvernement, ne sont d’ailleurs pas encore ouvertes, ce qui est aussi attendu.
A la suite de sa disparition, le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a publié un communiqué dans lequel l’on apprend que Georges Anicet Ekane, interpellé le 24 octobre dans la métropole économique, Douala, et qui souffrait de plusieurs pathologies, est décédé des suites de maladie alors qu’il se trouvait en garde à vue au centre médical militaire de la gendarmerie nationale à Yaoundé.
Le gouvernement se dit ainsi pleinement conscient de la douleur ressentie par la famille du défunt et par les militants du Manidem.
Les autorités locales affirment que le disparu a bénéficié «de soins appropriés», prodigués à la fois par des médecins militaires et ses propres médecins personnels, durant toute la durée de sa garde à vue.
Le chef de l’État, apprend-on encore, a «immédiatement» prescrit l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer, de manière «précise et objective», les causes réelles du décès.
