Par Zobel A Mbon
Selon des sources fiables, le conducteur non armé et la femme enceinte ont été abattus par des membres des Forces de défense camerounaises le 19 août 2025, entre Small Mankon et Ngomgham, Bamenda. Le conducteur est mort instantanément de blessures par balles tandis que la femme enceinte grièvement blessée a été transportée d’urgence dans un hôpital de la place où elle est décédée plus tard. Malgré les efforts du personnel médical, les jumeaux dont elle était enceinte n’ont pu être sauvés.
Conscience Africaine a condamné avec fermeté le meurtre brutal des deux victimes et a demandé des enquêtes immédiates et impartiales pour demander des comptes aux auteurs. L’organisation a également exigé la fin de l’impunité dans les régions anglophones, où les auteurs de graves violations des droits de l’homme restent souvent impunis.
L’organisation a rappelé au gouvernement camerounais sa responsabilité de tenir les hauts fonctionnaires de l’État responsables d’avoir ordonné à la commission de commettre des crimes graves ou d’avoir omis de poursuivre les crimes graves commis par leurs subordonnés. Elle a également appelé les forces belligérantes à respecter systématiquement le droit international humanitaire et le droit des droits de l’homme lors des attaques.
Conscience Africaine a demandé à la communauté internationale de soutenir les efforts visant à persuader le régime de Yaoundé d’engager un dialogue inclusif et sincère avec les parties prenantes afin de s’attaquer correctement aux causes profondes du conflit armé dans les régions anglophones.
Le meurtre brutal d’une femme enceinte et d’un conducteur non armé par les forces de défense et de sécurité à Bamenda est un incident grave qui soulève des questions quant à la responsabilité des forces de sécurité et à la nécessité d’une réforme de la sécurité dans les régions anglophones. Il est essentiel que les autorités camerounaises prennent des mesures pour enquêter sur cet incident et confronter les auteurs à la force de la loi.
