Par Serge Aimé BIKOI
La première implication liée au décret présidentiel convoquant le corps électoral ce vendredi, 11 juillet est liée au fait que la révision annuelle des listes électorales en cours est, d’ores et déjà, suspendue conformément aux dispositions de l’article 75 al.2 du code électoral. Par conséquent, tous les individus ayant la majorité électorale qui ne sont pas dûment inscrits sur les listes électorales à ce jour ne pourront pas participer à l’élection du président de la République le 12 octobre 2025.
La deuxième implication est liée au fait que la vraie élection commence dès instant. En effet, les potentiels candidats ont dix jours pour déposer leurs dossiers de candidature auprès de la direction générale des élections ou auprès des démembrements régionaux d’Elections Cameroon, qui les transmettent, dans les 24 heures, à la direction générale des élections. Référence faite à l’article 123 al.2 du code électoral. Copie en est, illico presto, tenue au conseil constitutionnel par le candidat ou son mandataire contre accusé de réception. Les déclarations de candidature peuvent également être faites par lettre recommandée avec accusé de réception adressée à la direction générale des élections avec copie au conseil constitutionnel à condition qu’elles y parviennent dans le délai à l’alinéa 1 de l’article 123 du code électoral dont mention a été faite supra. Lorsque les déclarations de candidature sont déposées, il en est donné récépissé provisoire. Lorsqu’elles sont adressées par lettre recommandée, l’accusé de réception en tient lieu.
Autre implication non des moindres le conseil électoral d’Elections Cameroon va statuer sur les différents dossiers avant la date du scrutin. L’organe en charge de la gestion, de la supervision et du contrôle du processus électoral va arrêter et publier la liste des candidats. Les candidats recalés auront deux jours pour leurs requêtes en signe de contestation ou pour réclamations relatives au rejet ou à l’acceptation de leurs candidatures, qui seront faites auprès du conseil constitutionnel. La haute juridiction a dix jours après le dépôt des requêtes pour statuer et vider le contentieux. Référence faite aux articles 125, 126, 129 et 131 du code électoral.
