Par Joseph OLINGA N.
La publication du nouveau gouvernement annoncé par le chef de l’État camerounais n’est pas un exercice aisé pour Paul Biya. Contrairement aux assertions faites par certains pontes du régime, il ne s’agit pas pour Paul Biya de procéder à des remplacements communautaires ou à une recomposition numérique de l’équipe gouvernementale par ailleurs jugée pléthorique par les bailleurs de fonds internationaux. Le gouvernement attendu par les partenaires du Cameroun doit intégrer l’entrée des figures de l’opposition dite “radicale”.
Une source diplomatique explique qu’il ne s’agit pas d’intégrer des figures symboliques de l’opposition. Notre source souligne que “les consensus passés entre le président Biya et les partenaires internationaux sont axés sur la constitution d’un gouvernement d’union nationale intégrant les figures fortes de l’opposition et de la société civile.” Une équation qui prend en compte les principaux adversaires de Paul Biya au cours des dix dernières années.
La source diplomatique approchée par Panorama Papers indique que les accords passés entre le chef de l’État camerounais, Paul Biya et les partenaires du Cameroun, dont les États-Unis, la France et les bailleurs de fonds internationaux, inclus la libération des prisonniers politiques, la réforme consensuelle de la loi électorale mais aussi une réforme constitutionnelle permettant de préparer une transition à la tête de l’Etat.
Au sein du sérail, l’on doute fort que le chef de l’État camerounais puisse accéder à la mise en place d’un système politique ouvrant la voie à un gouvernement ouvert sur le parlementarisme libéral. Notre source diplomatique explique en effet que le gouvernement exigé par les partenaires du Cameroun appelle à la désignation d’un premier ministre bénéficiant de la latitude de proposer un gouvernement qui serait co-publié par le président de la République et le premier ministre issu de l’opposition.
