Par Joël Onana
«Les Camerounais peuvent être sûrs que tant que ce dirigeant reste à la tête de la Fédération camerounaise de football, il n’y aura plus rien comme résultat », a déclaré Mathias Eric Owona Nguini, dans des propos qui ont rapidement suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique sportive camerounaise.
Le politologue reproche à Samuel Eto’o une gouvernance qu’il juge inefficace et conflictogène. Selon lui, les nombreuses crises ayant secoué le football camerounais ces dernières années, notamment les tensions récurrentes entre la Fecafoot, le ministère des Sports et le sélectionneur belge Marc Brys, ont considérablement affaibli les performances de l’équipe nationale.
Dans une précédente intervention, Owona Nguini avait déjà affirmé que la fédération avait « saboté » le travail de Marc Brys, évoquant des problèmes d’organisation, de préparation et de gestion administrative autour des Lions Indomptables. Il avait également soutenu que les compétences de gestion d’une institution sportive ne se résument pas au prestigieux palmarès d’un ancien footballeur.
Ces nouvelles critiques interviennent dans un contexte particulièrement sensible pour le football camerounais, encore marqué par la non-qualification des Lions Indomptables pour la prochaine Coupe du monde et par les nombreuses controverses entourant le mandat de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot.
Élu président de la Fecafoot en décembre 2021, Samuel Eto’o avait suscité un immense espoir auprès des supporters, son arrivée étant perçue comme le début d’une refondation du football camerounais. Toutefois, son mandat a été rythmé par des crises institutionnelles, des conflits de gouvernance et de vifs débats sur les résultats sportifs du pays.
Les déclarations de Mathias Eric Owona Nguini traduisent ainsi le climat de défiance qui s’est progressivement installé autour de la direction actuelle de la fédération et relancent le débat sur l’avenir du football camerounais et de ses institutions dirigeantes.
