Par Joseph OLINGA N.
Les interpellations qui se sont déroulées le 14 mai dernier sont passées inaperçues dans l’espace médiatique. Des sources sécuritaires et administratives locales confirment pourtant qu’un bouclage sécuritaire organisé dans la ville de Garoua, capitale régionale du Nord du Cameroun a abouti à l’interpellation de plus de 300 personnes.
Les personnes interpellées, selon des sources sécuritaires, étaient en possession d’importants lots de matériels militaire. Des treillis, des vestons anti-balles, des bottes et autres gadgets utilisés au sein de l’armée. Les mêmes sources indiquent que quelques armes à feu également ont été saisis. Du reste, indiquent les sources locales contactées par Panorama Papers, des centaines d’armes blanches, des produits psychotropes, du matériels électroniques et d’importantes sommes d’argent ont été découvert chez certains suspects.
Les autorités sécuritaires et administratives locales n’ont pas communiqué sur les identités des personnes interpellées le 14 mai dernier dans la ville de Garoua et ses environs. Une source administrative a soutenu, sous le couvert de l’anonymat que “Il s’agit d’une opération traditionnelle. Les forces de maintien de l’ordre procèdent des rafles à l’approche de chaque célébration de la fête du 20 mai.”
Tandis que les différentes autorités traditionnelles soutiennent la version d’une opération de routine. Une source sécuritaire locale confie néanmoins que “beaucoup de personnes parmis celles interpellées la semaine dernière (le 14 mai dernier, Ndlr) présentent des profils proches des trafiquants et mêmes de potentiels recrues des mouvements terroristes qui sévissent dans le Grand-Nord.”
Les régions septentrionales du Cameroun et l’extrême-Nord, en particulier font l’objet d’attaques régulières des groupes armés dont certains sont identifiés comme proches des factions islamistes installées dans la zone du bassin du Lac Tchad.
