Par Hajer Elina
Cathy Meba’a a été élue au Conseil régional du Sud. Nièce du président de la République, Paul Biya, son entrée dans cette institution décentralisée suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique. Au-delà de son élection, régulièrement rappelée par ses soutiens, plusieurs voix dénoncent un climat marqué par le lexisme politique et la résignation d’une frange importante de la population.
Pour ces observateurs, cette passivité collective favorise la perpétuation des mêmes cercles au sommet de l’État et nourrit l’idée d’une continuité familiale du pouvoir. Sur les réseaux sociaux et dans les débats publics, certains estiment qu’à ce rythme, le pays pourrait voir Franck Biya accéder un jour au palais d’Etoudi sans véritable résistance populaire, tant l’acceptation du statu quo semble ancrée dans les habitudes politiques.
Le Conseil régional du Sud est une institution issue du processus de décentralisation au Cameroun, chargée de participer au développement local et à la gestion des affaires régionales. La question du lexisme politique, de la passivité citoyenne et du népotisme présumé demeure récurrente dans le débat national, notamment dans un contexte de longévité du pouvoir et de spéculations persistantes sur la succession à la tête de l’État.
