Par Ilyass Chirac Poumie
L’avocat Me Nguefack Augustin s’est exprimé avec une profonde indignation au sujet du décès en détention de Anicet Ekane, qu’il qualifie d’assassinat. Revenant sur les circonstances exactes selon lui de la disparition du président du Manidem, il met en cause l’environnement médical et les conditions de prise en charge dont son client a bénéficié avant sa mort.
Selon Me Nguefack, les hôpitaux auxquels Ekane a été transféré ou présentés n’avaient ni les équipements ni les moyens nécessaires, évoquant notamment un appareil d’oxygène incompatible ou inutilisable. Il affirme que ses équipes avaient écrit, demandé et supplié pour qu’Anicet Ekane soit envoyé dans un centre médical approprié, mais que ces requêtes n’ont jamais été suivies d’effet.
Il soutient par ailleurs que les médecins présents n’avaient aucune capacité réelle d’agir dans une situation déjà compromise et que le décès d’Ekane résulte d’un processus selon lui sciemment conduit. Il estime que l’issue était déjà tracée et que, malgré leurs alertes répétées, rien n’a été fait pour prévenir la tragédie.
Dans sa déclaration, Me Nguefack interpelle également ceux qui, dit-il, se sont montrés indifférents au sort d’Ekane. Il prévient que la responsabilité collective ne pourra être évitée si d’autres drames venaient à se produire.
Anicet Ekane, président du Manidem, est décédé en détention le 1er décembre 2025. Sa mort a déclenché une série de réactions provenant du milieu politique, de la société civile et d’organisations internationales. Plusieurs voix, dont celle de Me Nguefack Augustin, s’élèvent pour dénoncer les conditions de détention et la prise en charge médicale. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête destinée à éclairer les circonstances exactes du décès.
