Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Le général de division Philippe Mpay a amorcé officiellement le chemin vers l’éternité à partir de la morgue de l’hôpital général de Yaoundé, pleine comme un œuf. Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense ( Mindef), et par ailleurs représentant du chef de l’État et chef des Forces armées, était entouré pour la circonstance du gratin de l’appareillage sécuritaire du pays. En ce qui concerne le service religieux, il était assuré et coordonné par le Pierre Mbenda, de la paroisse Adna, rue Ceper, avec à ses côtés Messeigneurs Simon -Victor Tonyé Bakot et Sosthène Léopold Bayemi, entre autres. Juste après l’entrée de la procession funèbre dans la grande salle, l’officiant du jour ouvre la cérémonie avec des cantiques et des prières. L’homélie du jour est tirée de l’Évangile de Jean au chapitre 14, des versets 1 à 4. C’est un appel aux fidèles à ne pas laisser leur cœur dans le trouble; à ne pas oublier la promesse faite par Jésus-Christ qu’il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père, entre autres. Le prêcheur a confié que le général de division Philippe Mpay était un fervent croyant et que cela justifiait le fait que le bon Dieu l’a comblé de jours (87 ans) et de ses grâces. Il était par ailleurs, a souligné le prédicateur du jour, un patriarche du peuple.
Bassa, Bati et Mpoo et sa vie a été une bénédiction pour son peuple, sa famille, l’Église où il était toute sa vie. Il a terminé en formulant le vœu que son exemple puisse inspirer tout le monde et particulièrement sa famille. Juste après l’homélie, Joseph Beti Assomo a ouvert le bal de la procession autour du cercueil. Par la suite, une fois le corps levé, la caravane a mis le cap sur la Chapelle ardente de la brigade du Quartier général, où une veillée mortuaire est prévue à partir de 19 heures tout comme le 29 juillet dernier, il y a eu une veillée sans corps à la paroisse Adna à la rue Ceper.
Par ailleurs, Le 31 juillet, il est prévu à partir de 10 heures, des honneurs militaires à la Cour d’honneur de la brigade du quartier général, à celui qui est né le 18 septembre 1939 et a rendu l’arme à gauche le 9 mai 2026. A 12 heures, la dépouille va d’ébranler vers Song-Libot dans l’arrondissement de Messondo, département du Nyong-et- Kellé. Il est prévu des cultes de veillée, suivis d’animations diverses à Song-Libot à partir de 21 heures. Le samedi 1er août 2026, à partir de 9 heures, vont commencer les cérémonies funèbres toujours à Song-Libot.
État civil et formation général de division Philippe Mpay
Le général de division Philippe Mpay était le commandant des Écoles et Centres d’instruction interarmées (Comeciia). Il a vu le jour le 18 septembre 1939 à Nguibassal, dans le département du Nyong-et-Kéllé (région du Centre). Le 19 juin 1965, il épouse Rose Ngo Ngue devant Dieu et devant les hommes et de cette union sont issus plusieurs enfants. Il effectue ses études primaires à Libamba, puis à Makak. Ses études secondaires se font au lycée Joss de Douala, au lycée général Leclerc à Yaoundé, puis au Lycée Savorgnan de Brazza à Brazzaville (République du Congo), où il obtient un baccalauréat de philosophie en 1960. Il est par la suite admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1960 (diplômé en 1962). Breveté parachutiste à l’École des troupes aéroportées de Pau en août 1962. Il est à l’École d’application d’infanterie en 1962 à Saint-Maixent. Il est admis au Cours des capitaines à Montpellier, puis à l’École d’État-Major à Paris, où il obtient le certificat de langue française (1er degré).
Il est aussi à l’École de natation à La Bastide de Saint-Laurent près de Nice. En 1973, il est admis à l’École supérieure de guerre de Paris, dont il sort nanti du Brevet de l’enseignement militaire supérieur du 2e degré (Bems 2). Durant ce stage, il obtient deux certificats de langue française (2e et 3e degrés). En 1985, il a le Bems 3: auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale (Ihedn) en France. Nous y reviendrons dans les prochaines éditions.
