Par Armand Soussia
Autour d’Issa Tchiroma Bakary, les préparatifs semblent s’accélérer. Plusieurs de ses soutiens politiques travaillent à créer les conditions d’un retour au bercail du président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), plusieurs mois après son départ du pays à la suite de la crise postélectorale de 2025.
Joseph Espoir Biyong, l’un de ses soutiens les plus actifs, défend depuis plusieurs mois l’idée d’un « retour triomphal » de l’opposant. Le Fsnc avait déjà annoncé préparer un événement politique d’envergure destiné à accompagner son retour au Cameroun.
Le sujet revient avec insistance ces derniers jours. Dans une lettre ouverte publiée le 10 août, Joseph Espoir Biyong s’est de nouveau adressé à Issa Tchiroma, qui poursuit depuis la Gambie son bras de fer politique avec le pouvoir de Yaoundé.
Issa Tchiroma lui-même n’a jamais caché son0 intention de rentrer. En mai dernier, lors d’une intervention en direct sur TikTok largement relayée sur les médias sociaux, il avait déclaré que revenir au Cameroun n’était pas « un choix » mais « un impératif », ajoutant qu’il rentrerait lorsque les Camerounais seraient prêts à l’accueillir.
Le 20 juillet, l’ancien ministre avait encore durci son discours en s’adressant directement aux forces de défense et de sécurité camerounaises depuis son exil gambien. Il continue de revendiquer la victoire à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et se présente comme le président élu, une position qui l’oppose frontalement aux institutions camerounaises ayant proclamé Paul Biya vainqueur du scrutin.
Pour l’heure, aucune date précise de retour n’a été rendue publique et aucune source officielle camerounaise n’a annoncé les conditions dans lesquelles Issa Tchiroma pourrait rentrer. Mais l’activisme de ses proches montre que, dans son camp, la question n’est plus seulement celle de savoir s’il reviendra : ses soutiens travaillent désormais à préparer politiquement et symboliquement son retour.
Issa Tchiroma Bakary vit hors du Cameroun depuis la crise qui a suivi la présidentielle d’octobre 2025. Installé en Gambie après avoir quitté le pays, il maintient une forte présence politique à distance, notamment à travers les médias sociaux. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs annonces concernant son retour ont circulé, dont certaines se sont révélées prématurées. Son retour effectif constituerait donc un nouvel épisode majeur du bras de fer politique né de la présidentielle de 2025.
