Par Ilyass Chirac Poumie
Au cours des travaux parlementaires consacrés à la modification de la Constitution camerounaise, Jean de Dieu Momo a affiché un soutien appuyé au projet défendu par Laurent Esso. Les deux membres du gouvernement ont activement pris part aux échanges devant les élus, dans un contexte marqué par des enjeux majeurs de continuité institutionnelle.
Le texte en discussion prévoit la création d’un poste de vice-président de la République, appelé à assurer la succession constitutionnelle en cas de vacance du pouvoir. Une réforme présentée par ses promoteurs comme une avancée visant à renforcer la stabilité des institutions.
Dans ses prises de parole, Jean de Dieu Momo, souvent surnommé « le lion » par ses partisans, a défendu avec vigueur l’opportunité de cette évolution constitutionnelle, qu’il considère comme une étape importante dans l’adaptation du cadre institutionnel aux réalités contemporaines.
Aux côtés de Laurent Esso, il a ainsi contribué à porter la voix du gouvernement face aux interrogations et critiques formulées par certains parlementaires et acteurs politiques.
Le projet de révision constitutionnelle intervient dans un climat politique sensible, où la question de la succession au sommet de l’État et de la continuité du pouvoir suscite un débat national. L’introduction d’un vice-président constituerait une innovation majeure dans l’architecture institutionnelle du Cameroun, avec des implications significatives sur l’équilibre des pouvoirs et la stabilité du régime.
