Par Sandra Embollo
La nuit a été particulièrement meurtrière sur les routes camerounaises, avec trois accidents majeurs enregistrés en quelques heures.
Le premier s’est produit sur l’itinéraire reliant l’Ouest à Douala, impliquant un bus transportant de nombreux passagers. Selon des rescapés, leurs appels au 113 et au 117 seraient restés sans réponse pertinente : « on nous a dit de laisser les gens dormir », affirment-ils. Le bilan de cet accident reste pour l’instant inconnu.
À Douala, un second drame s’est déroulé à Yassa. Une collision d’une rare violence a coûté la vie à six personnes, selon un bilan provisoire. Un véhicule revenant de Bafia après des funérailles aurait tenté un dépassement avant de percuter un autre véhicule, provoquant une scène de chaos.
Enfin, un bus de l’agence Finex Voyage a été accidenté sur l’axe Douala–Yaoundé. Là encore, le premier bilan fait état d’un mort et de plusieurs blessés.
Ces trois drames successifs mettent une fois de plus en lumière l’état préoccupant des routes camerounaises, trop souvent mal entretenues et dangereuses, ainsi que les dysfonctionnements récurrents du système de secours routier. Le Cameroun enregistre chaque année plusieurs milliers d’accidents de la route, souvent attribués à la dégradation des infrastructures, au manque d’éclairage, aux comportements imprudents et à l’insuffisance des contrôles. Les lignes d’urgence, censées assurer une intervention rapide, sont régulièrement critiquées pour leur inefficacité, une situation qui choque particulièrement lorsqu’elle contribue à alourdir les bilans humains.
