Par Joseph OLINGA N.
L’aide humanitaire directe initiée par la Commission européenne a pour objectif de mettre à la disposition des populations de la localité de Kolofata des denrées alimentaires, mais aussi des transferts de fonds individuels leur permettant de s’approvisionner. L’initiative, enclenchée par le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des Nations-Unies pour l’agriculture, entend également appuyer les agriculteurs locaux à relancer leurs exploitations.
Située dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, la localité de Kolofata fait face depuis plusieurs années à une crise humanitaire persistante. Cette situation est principalement liée aux exactions du groupe terroriste Boko Haram, dont les incursions répétées ont profondément fragilisé le tissu socio-économique local. Les attaques, enlèvements et déplacements forcés ont entraîné une désorganisation des activités agricoles, principale source de subsistance des populations. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique, notamment les sécheresses récurrentes et les inondations, qui aggravent l’insécurité alimentaire dans cette zone déjà vulnérable.
Selon les données humanitaires, des milliers de personnes vivent encore dans des conditions précaires, dépendantes de l’aide extérieure pour se nourrir. Les marchés locaux, autrefois dynamiques, fonctionnent aujourd’hui au ralenti, tandis que de nombreuses terres agricoles restent inexploitées par crainte d’insécurité.
Face à cette situation, des organisations internationales telles que le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture multiplient les interventions pour soutenir les populations affectées, renforcer leur résilience et relancer la production agricole.
Cependant, malgré ces efforts, les besoins restent importants et la stabilisation durable de la région demeure étroitement liée à l’amélioration de la sécurité et au retour progressif des populations déplacées dans leurs localités d’origine.
