Par Zobel A Mbon
À son arrivée sur ce 20 mai 2026 à la place des fêtes de la vallée Bessekè à Douala, le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, président du comité d’organisation, a refusé de tendre la main au préfet du Wouri, Syliac Marie Mvogo. L’incident, rapidement relayé par plusieurs médias, a alimenté diverses interprétations.
Approché par Panorama Papers, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua explique:
“Il a simplement été recadré face à son entêtement à bafouer les règles protocolaires. Il n’a jamais admis que le président du conseil régional du Littoral se place avant lui”.
Pour une partie de la presse locale, ce geste traduirait une réponse directe à une correspondance adressée le 14 avril 2026 au ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Dans cette lettre, le préfet du Wouri aurait accusé le gouverneur de manipuler certains chefs traditionnels sawa dans le cadre d’un dossier foncier brûlant. Le litige porterait notamment sur le site de Japoma-Bakoko, où un opérateur foncier, Maurice Nguefack, serait impliqué. Les autorités traditionnelles du Ngondo s’opposent en effet à l’attribution d’un titre d’occupation sur une parcelle de 4000 m² du domaine public.
Interrogé sur ces accusations, le gouverneur Samuel Dieudonné ivaha Diboua a rejeté tout conflit foncier personnel avec son subordonné.
“Je n’ai aucun problème de terrain contre mon subalterne”
a-t-il ajouté
En réponse à la missive préfectorale, les chefs traditionnels du Ngondo ont également saisi le ministre Paul Atanga Nji. Dans une correspondance publiée le 15 mai 2026 dans Le Journal de Douala, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « contre-vérités » de la part du préfet. Ils rejettent notamment l’allégation selon laquelle le gouverneur aurait incité les autorités sawa à rédiger un pamphlet contre l’autorité préfectorale.
Au-delà du geste du 20 mai dernier, cet épisode met en lumière les frictions persistantes entre administration préfectorale et exécutif régional au Littoral, sur fond de gestion du foncier et de respect de la hiérarchie protocolaire. L’incident illustre la sensibilité de ces questions dans une région où les enjeux fonciers et traditionnels restent au cœur des équilibres politiques locaux
