Par Joël Onana
Des regroupements d’étudiants de plusieurs établissements universitaires ont annoncé ce mercredi qu’ils accordent un délai de soixante douze heures au gouvernement pour libérer le professeur Aba’a Oyono, détenu depuis plusieurs jours dans des conditions jugées opaques. Les étudiants affirment que l’arrestation de cet enseignant très apprécié de la communauté académique est injustifiée et contraire au climat serein dont les universités ont besoin.
Selon leurs représentants, si aucune évolution positive n’intervient dans le délai fixé, un mouvement de paralysie des campus sera déclenché. Ils évoquent notamment la fermeture des amphithéâtres, des boycotts de cours et des marches pacifiques. Les leaders étudiants affirment rester déterminés et dénoncent ce qu’ils qualifient d’atteinte à la liberté académique et au respect de leurs enseignants.
Aucune réaction officielle n’a encore été publiée par les autorités au moment où la pression estudiantine ne cesse de croître. Le professeur Aba’a Oyono est connu pour ses travaux universitaires et son engagement dans la formation supérieure. Son interpellation, dont les circonstances restent floues, suscite une forte mobilisation des étudiants qui réclament sa libération immédiate.
