Par Serge Aimé BIKOI
C’est un appel à la responsabilité collective que la doyenne d’âge lance à tous les maillons de la chaîne impliqués directement ou non dans le processus électoral à quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle. La session parlementaire ordinaire se tenant dans un contexte singulier marqué par la scène politique nationale en pleine ébullition, l’honorable Laurentine Koa Mfegue estime qu’en incitant, par exemple, les compatriotes à la déstabilisation du pays et au chaos, en souhaitant l’avènement des esprits maléfiques, quel Cameroun allons-nous diriger par la suite? La députée Rdpc de la Lekié soutient que nous devons plutôt jurer de laisser la patrie meilleure que nous ne l’avons reçue, non pas dans un état en lambeaux, mais une nation prospère et fière de ses avancées. À quelques mois du déroulement de la présidentielle, la doyenne d’âge de la chambre basse du parlement camerounais appelle au sens du patriotisme de tous et de chacun. “Face à la prochaine élection présidentielle et loin des polémiques stériles ou des gesticulations de mauvais aloi, indique l’honorable Koa Mfegue, j’en appelle au sens des responsabilités, à la conscience nationale de tous et de chacun, afin que cette échéance se déroule dans le calme, la sérénité et dans une vision d’un Cameroun qui devra toujours être en marche pour son progrès après octobre 2025”.

Tour à tour, l’honorable Koa Mfegue interpelle le conseil électoral d’Elections Cameroon, la direction générale des élections, le conseil constitutionnel, les leaders et acteurs politiques, les prélats, ainsi que les fidèles religieux afin que chacun se déploie à son niveau pour contribuer au bon déroulement de cette échéance électorale. “À tous les acteurs, je dis:
-que ceux qui ont la charge d’organiser, qu’ils sachent organiser conformément aux règles établies ;
-que ceux qui doivent juger disent le droit, rien que le droit;
-que ceux qui savent mobiliser, mobilisent afin de battre, le moment venu, tous les records de participation;
-que ceux qui savent sanctifier et invoquer les esprits, puissent-ils sanctifier et prier afin d’éloigner de notre peuple le spectre de la division et l’esprit maléfique du diable”, énumère la doyenne d’âge.
Dans cette nomenclature des acteurs interpellés, la doyenne d’âge de la représentation nationale évoque, en dernier ressort, les journalistes qu’elle invite, plus que jamais, à rester professionnels, respectueux de la déontologie et à demeurer apôtres de la vérité. Au moment où des dissonances grouillent dans l’arène politique camerounaise, l’honorable Koa Mfegue exhorte la classe politique à user de la large ouverture démocratique avec sagesse, foi, patriotisme et dans un respect total de la légalité avec toujours à l’esprit qu’au-delà des ambitions personnelles, la seule chose qui vaille la peine est le Cameroun. Et si malgré certains atermoiements, le pays apparaît, reprend-elle, “comme un modèle démocratique”, l’honorable Koa Mfegue, visiblement engluée dans une mouvance de campagne électorale avant la lettre, attribue cet acquis à l’homme du 6 novembre 1982.
En rappel, la première session parlementaire ordinaire de l’exercice 2025 est essentiellement consacrée à l’élection des bureaux de l’Assemblée nationale et du sénat. À la chambre basse du parlement camerounais, Cavaye Yeguie Djibril, 85 ans depuis le 1er janvier 2025, a été porté au perchoir en 1992. Député depuis 51 ans et 3ème personnalité de la République au plan protocolaire, l’élu Rdpc du Mayo-Sava est un haut dignitaire du régime de Yaoundé.
