Par Matheo Enrique
Selon un rapport publié dimanche par Axios et cité par plusieurs médias internationaux, les services américains estiment que Cuba aurait acquis depuis 2023 plusieurs centaines de drones militaires auprès de la Russie et de l’Iran. Ces appareils auraient été évoqués dans des discussions portant sur de potentielles attaques contre la base américaine de Guantánamo, des navires militaires américains ainsi que Key West, en Floride.
En réaction, le président cubain Miguel Díaz-Canel a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de justification d’une future agression américaine. « Cuba ne représente pas une menace », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une intervention militaire entraînerait « un bain de sang » aux conséquences imprévisibles pour toute la région.
Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla a également affirmé que Cuba possède, « comme toute nation », le droit de se défendre conformément à la Charte des Nations unies.
Les tensions entre Washington et La Havane se sont fortement aggravées ces dernières semaines. L’administration américaine envisagerait notamment des poursuites judiciaires contre l’ancien dirigeant cubain Raúl Castro pour l’affaire de 1996 liée à la destruction de deux avions de l’organisation Brothers to the Rescue.
Les relations entre les États-Unis et Cuba demeurent marquées par plus de six décennies d’hostilité politique et de sanctions économiques depuis la révolution cubaine de 1959. La crise actuelle intervient dans un contexte de pénuries sévères de carburant et de coupures d’électricité à travers l’île, aggravées par les nouvelles mesures américaines visant les alliés énergétiques de La Havane.
