Par Ross Hill
Washington – Des responsables américains se montrent sceptiques quant à la possibilité d’un changement rapide de régime en Iran après la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors de frappes menées par les États-Unis et Israel, ont indiqué des sources proches des services de renseignement à Reuters.
Selon ces évaluations, l’appareil politique et sécuritaire de la République islamique demeure suffisamment solide pour empêcher un effondrement immédiat du pouvoir à Tehran. Les analystes américains estiment notamment que l’absence de défections significatives au sein du Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC), pilier militaire du régime, rend improbable une chute rapide du système politique iranien.
Des rapports de renseignement américains avaient déjà anticipé ce scénario avant l’opération militaire : même en cas de mort de Khamenei, le pouvoir pourrait être repris par des figures radicales issues du corps des Gardiens de la Révolution ou du clergé conservateur, plutôt que par une opposition capable de transformer le régime.
Alors que le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité que la disparition de Khamenei ouvre la voie à un soulèvement populaire en Iran, plusieurs responsables américains jugent pour l’instant cette hypothèse peu probable sans rupture au sein des forces de sécurité iraniennes.
La mort de Ali Khamenei est survenue lors d’une vaste campagne de frappes menées par les États-Unis et Israel contre des installations militaires et nucléaires iraniennes, dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient. Les autorités iraniennes ont depuis mis en place une direction intérimaire et intensifié les mesures de sécurité à travers le pays.
Malgré ce choc politique majeur, plusieurs analystes estiment que le système iranien — soutenu par le clergé et les Gardiens de la Révolution — pourrait se montrer résilient et maintenir la continuité du pouvoir à Téhéran
