Par Ross Hill
Selon plusieurs médias et observateurs diplomatiques, les autorités chinoises ont contourné cette situation délicate en modifiant discrètement la transcription en mandarin du nom de Marco Rubio dans les communications officielles. Les caractères chinois utilisés pour les deux premières syllabes de « Rubio » ont été changés, permettant ainsi de distinguer administrativement le chef de la diplomatie américaine de la personne officiellement sanctionnée.
Dans certains documents et échanges protocolaires, le secrétaire d’État apparaît désormais sous l’appellation « Marco Lu », une adaptation linguistique qui permet à Pékin de maintenir formellement les sanctions tout en facilitant sa présence sur le territoire chinois.
Les sanctions visant Marco Rubio avaient été annoncées par la Chine en 2020 après plusieurs déclarations du sénateur républicain dénonçant le traitement réservé aux Ouïghours dans la région du Xinjiang. Rubio accusait alors le gouvernement du président Xi Jinping de graves violations des droits de l’homme à l’encontre de cette minorité musulmane.
Depuis sa nomination au poste de secrétaire d’État en 2025 par Donald Trump, les autorités chinoises ont progressivement ajusté la traduction officielle de son nom dans certains contextes diplomatiques, une évolution qui prend aujourd’hui une dimension particulière à l’occasion de cette visite sensible entre Washington et Pékin.
