Par Hugo Fouquet
Les incendies ont été déclenchés entre le 25 juillet et le 7 août à l’aide d’un chalumeau. Les onze foyers ont pu être rapidement maîtrisés, mais la procureure Dorothée Dietz a insisté devant le tribunal sur leur caractère délibéré, rappelant que chacun des départs de feu avait été volontairement provoqué. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet.
Interpellé vendredi à bord de son véhicule puis placé en détention provisoire dimanche, l’ouvrier agricole a reconnu l’ensemble des faits. Questionné sur ses motivations, il a affirmé ne pas comprendre lui-même son comportement, évoquant un « ras-le-bol », des visions et des voix qui lui auraient demandé de mettre le feu.
L’expertise psychiatrique réalisée dans le cadre de la procédure n’a toutefois retenu aucune abolition ni altération de son discernement. Selon les éléments rapportés à l’audience, le quadragénaire présente une pathologie dépressive, mais n’a pas été considéré comme pyromane. La procureure a néanmoins décrit une personnalité jugée inquiétante.
Outre sa peine de prison, le tribunal a prononcé un suivi socio-judiciaire de quatre ans assorti d’une obligation de soins. L’affaire intervient alors que la France traverse une saison estivale particulièrement marquée par les incendies, donnant une forte résonance sur les médias sociaux aux enquêtes visant les départs de feu d’origine volontaire.
