Par Zobel A. Mbon
Pour relancer la dynamique, les responsables d’écoles privées laïques de la ville se sont rassemblés le mercredi 12 mai 2026 au Collège Saint Michel pour un atelier Founder Lab dédié à la plateforme éducative Yakili.
Barthélémy Bassong, président du Syndicat national des enseignements privés laïcs du Cameroun, reconnaît que la volonté politique existe. Cependant, sur le terrain, plusieurs écoles manquent encore d’équipements et de formation pour passer efficacement au digital.Raison pour laquelle il salut l’engagement pris par l’équipe de yakili de se rapprocher des chefs d’établissements pour exposer leur savoir faire en matière de digitalisation.
Yakili : une solution née de la crise sanitaire
D’après Annaelle Masso, chargée des relations publiques, Yakili a été conçue pour faciliter la numérisation des cours et accompagner les établissements dans leur transformation digitale. Le projet est né en 2020, pendant la suspension des cours liée à la Covid-19, avec l’ambition de maintenir le lien pédagogique entre élèves et enseignants via une application.
La plateforme propose des leçons animées en vidéo et s’appuie sur un kit technologique comprenant projecteurs, tableaux interactifs et serveurs hors ligne. Yakili assure également la formation des enseignants à l’utilisation de ces outils.Michael Enonchong, président directeur général de Yakili, souligne le partenariat établi avec le secrétariat à l’éducation depuis l’année dernière.
La phase test a permis de former 590 enseignants, d’atteindre 7 800 élèves et d’équiper 40 salles de classe en technologies adaptées.Face aux résultats encourageants, Yakili a organisé des rencontres Founder Lab pour présenter le bilan aux promoteurs d’écoles. Après Yaoundé, où plus de 500 fondateurs ont participé, l’initiative s’est tenue à Douala. Aujourd’hui, 9 établissements et une école ont déjà adopté la solution.
Une approche progressive et un accompagnement fiscal
Pour tenir compte des contraintes budgétaires, Yakili propose des formules de paiement échelonné selon la taille de chaque établissement. La rencontre de Douala a aussi intégré un volet fiscal avec l’intervention de la Direction générale des Impôts sur le
« Regis fiscal des établissements privés d’enseignement »,
une session jugée pertinente par les participants.
La rencontre de Douala a été organisée sous l’impulsion du président national du syndicats des fondateurs des établissements privés laïcs du Cameroun jean Nyamsi qui n’a pas caché son satisfecit au terme d’une journée d’échanges et de partage. L’atelier de Douala confirme que les fondateurs d’écoles privées sont prêts à s’engager dans la digitalisation, à condition de disposer de solutions abordables et d’un appui technique concret.
Avec son approche combinant contenus numériques, équipements et formation, Yakili offre un modèle opérationnel qui peut servir de référence.Si cette dynamique se maintient, elle pourrait réduire l’écart entre les établissements pionniers et ceux qui restent en marge du numérique, et ainsi contribuer à moderniser durablement l’enseignement privé au Cameroun.
