Par Ilyass Chirac Poumie
Dans une analyse publiée à l’occasion du sommet « Africa Forward » organisé les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, François Lenglet souligne que les pays anglophones africains ont développé des modèles économiques davantage tournés vers l’investissement privé, l’innovation technologique, le commerce international et les services financiers.
Le sommet Afrique-France organisé cette année dans un pays anglophone pour la première fois illustre, selon plusieurs observateurs, le déplacement du centre de gravité économique africain vers des puissances comme le Kenya, le Nigeria ou le Ghana. Nairobi accueille en effet cette rencontre stratégique entre Emmanuel Macron et plusieurs dirigeants africains, dans un contexte de recul de l’influence française dans certaines anciennes colonies francophones.
Selon François Lenglet, les différences de gouvernance, de climat des affaires, de stabilité réglementaire, d’éducation et d’intégration aux marchés mondiaux expliquent également l’écart de performance économique entre les deux espaces linguistiques africains. Il estime que « le décalage ne tient pas seulement à la monnaie », mais aussi à des choix politiques et économiques opérés depuis plusieurs décennies.
Le Kenya, hôte du sommet, est aujourd’hui considéré comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Est, notamment dans les domaines des technologies numériques, des services bancaires mobiles et des infrastructures régionales.
