Par Ross Hill
Aux États-Unis, des responsables démocrates du Congrès ont officiellement demandé au Department of Justice d’ouvrir une enquête pénale visant l’ancienne secrétaire du département de la Sécurité intérieure Kristi Noem.
Les élus l’accusent d’avoir fourni des informations trompeuses ou inexactes lors de récentes auditions de contrôle parlementaire consacrées aux activités du Department of Homeland Security (DHS) ainsi qu’à une vaste campagne publicitaire évaluée à environ 220 millions de dollars.
Selon les parlementaires à l’origine de la démarche, certaines déclarations faites par Kristi Noem devant les commissions du Congrès seraient en contradiction avec des documents internes et des informations transmises par des responsables de l’administration. Ils estiment que ces écarts pourraient constituer une violation de la loi fédérale encadrant les témoignages devant le Congrès.
Aux États-Unis, le fait de faire sciemment de fausses déclarations au Congrès est considéré comme un crime fédéral. En cas de condamnation, l’infraction est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et d’une amende maximale de 250 000 dollars.
Le ministère de la Justice n’a pour l’heure pas indiqué s’il comptait ouvrir formellement une procédure ou examiner la demande des élus.
Ancienne gouverneure du Dakota du Sud et figure du camp conservateur, Kristi Noem a dirigé le département de la Sécurité intérieure durant la dernière phase de l’administration républicaine. Les auditions parlementaires visaient notamment à examiner la gestion des opérations du DHS ainsi que le financement et les objectifs d’une campagne publicitaire nationale destinée à promouvoir certaines politiques de sécurité et d’immigration. Les tensions autour de ces auditions s’inscrivent dans un climat politique déjà très polarisé à Washington.
