Par Madani Charaf
Les autorités de Kaboul ont accusé le Pakistan d’avoir mené des frappes aériennes dans la capitale afghane dans la nuit du lundi 16 mars, provoquant de lourdes pertes civiles.
Selon le ministère de la Santé du Afghanistan, les bombardements auraient notamment touché « un centre de traitement pour toxicomanes ». D’après des informations préliminaires communiquées à l’Afp, le bilan pourrait atteindre environ 200 morts et plus de 200 blessés.
Le porte-parole du ministère, Sharafat Zaman, a toutefois précisé qu’il était encore trop tôt pour établir un décompte définitif des victimes. « Selon les rapports préliminaires, le bilan pourrait se monter à 200 morts et plus de 200 blessés, mais il n’est pas possible de donner un chiffre exact à ce stade », a-t-il indiqué.
De son côté, Islamabad a rejeté les accusations visant des cibles civiles. Les autorités pakistanaises affirment que l’opération visait exclusivement des positions « militaires et terroristes », sans donner davantage de détails sur les groupes ciblés.
Ces frappes, si leur ampleur est confirmée, pourraient marquer une forte escalade des tensions déjà vives entre Kaboul et Islamabad.
Les relations entre Afghanistan et Pakistan sont régulièrement marquées par des accusations croisées liées à la présence de groupes armés le long de leur frontière commune. Islamabad accuse régulièrement Kaboul d’abriter des combattants hostiles au Pakistan, tandis que les autorités afghanes dénoncent des violations de leur souveraineté et des frappes transfrontalières.
