Par Ross Hill
Née le 30 novembre 1971 à Watertown, South Dakota, Kristi Noem a grandi dans une famille d’agriculteurs du Midwest américain. Après la mort de son père dans un accident agricole en 1994, elle interrompt ses études pour reprendre l’exploitation familiale et s’occuper de l’entreprise agricole.
Elle poursuit ensuite ses études supérieures à distance pendant plusieurs années avant d’obtenir en 2012 un Bachelor of Arts en sciences politiques à l’South Dakota State University. Sa formation comprend également des passages à la Northern State University et à la Mount Marty University.
Kristi Noem entame sa carrière politique en 2006 lorsqu’elle est élue à la Chambre des représentants de l’État du South Dakota. Quatre ans plus tard, en 2010, elle est élue à la United States House of Representatives, devenant la première femme républicaine à représenter cet État au Congrès.
En 2018, elle remporte l’élection au poste de gouverneure du South Dakota et devient la première femme à diriger cet État. Son mandat est marqué par une forte visibilité nationale, notamment pendant la pandémie de Covid-19, lorsqu’elle refuse d’imposer des restrictions sanitaires strictes, une décision qui lui vaut à la fois le soutien des conservateurs et de vives critiques.
Proche de Donald Trump et figure influente du mouvement conservateur, elle est nommée en 2025 à la tête du United States Department of Homeland Security. À ce poste stratégique, elle supervise la politique migratoire, la sécurité des frontières et la lutte contre le terrorisme intérieur.
Son passage au ministère est cependant marqué par plusieurs controverses politiques et par des critiques au Congrès concernant la gestion de l’immigration et certaines dépenses du département, conduisant finalement à son éviction en mars 2026 par Donald Trump.
Au sein du Parti républicain, Kristi Noem est longtemps apparue comme une possible candidate à l’élection présidentielle américaine. Très active dans les médias conservateurs et proche de l’ancien président Donald Trump, elle s’est imposée comme l’une des figures du courant populiste et national-conservateur qui domine aujourd’hui une partie du parti. Son influence politique reste importante malgré son départ du gouvernement.
