Âgé de 39 ans, Eric Tano Tataw reconnaît avoir obtenu frauduleusement 163 302 dollars à travers des prêts du programme fédéral de soutien aux entreprises accordés pendant la pandémie. Les autorités américaines indiquent qu’il a falsifié plusieurs informations concernant son entreprise National Telegraph LLC, notamment le nombre d’employés, la masse salariale et des documents fiscaux.
Le prévenu admet également avoir tenté d’obtenir 150 000 dollars supplémentaires via un autre programme d’aide économique en fournissant de fausses déclarations sur les revenus de son entreprise.
Selon l’accusation, Eric Tataw a aussi tenté d’entraver la justice en remettant à un témoin des documents falsifiés destinés à un grand jury fédéral, tout en lui demandant de confirmer de fausses informations sur l’emploi et les salaires.
Après avoir initialement choisi d’aller au procès, il a finalement changé de position et plaidé coupable dès le premier jour de l’audience fédérale.
Il encourt jusqu’à 30 ans de prison pour fraude bancaire, même si la peine effective sera fixée ultérieurement par un juge fédéral conformément aux lignes directrices américaines.
Eric Tataw reste parallèlement poursuivi dans un autre dossier distinct l’accusant de complot visant à fournir un soutien matériel à des groupes séparatistes armés dans les régions anglophones du Cameroun, ainsi que de menaces d’enlèvement et de violences contre des civils camerounais.
Eric Tataw est une figure connue de la mouvance séparatiste anglophone camerounaise basée aux États-Unis. Son nom apparaît régulièrement dans des procédures judiciaires et des controverses liées au conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.
