Par Adam Newman
Le renvoi de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem par le président américain Donald Trump intervient dans un contexte de critiques croissantes visant la gestion du United States Department of Homeland Security (DHS).
Depuis plusieurs semaines, la responsable faisait face à une pression politique accrue au United States Congress, où des élus de l’opposition mais aussi certains républicains dénonçaient la gestion de plusieurs programmes du ministère, notamment en matière d’immigration et de sécurité intérieure.
Parmi les controverses figure une campagne de communication du DHS jugée coûteuse et mal gérée, ainsi que des désaccords sur la stratégie à adopter face à l’afflux de migrants à la frontière sud des États-Unis. Des responsables de l’administration estimaient que la politique menée ne produisait pas les résultats attendus par la Maison-Blanche.
Selon plusieurs analystes politiques à Washington, le limogeage de Kristi Noem pourrait également refléter des rivalités internes au sein du camp républicain et la volonté de Donald Trump de reprendre la main sur un ministère clé à l’approche de nouvelles échéances politiques.
Le président a annoncé son intention de confier la direction du DHS au sénateur républicain de l’Oklahoma, Markwayne Mullin, un allié politique considéré comme plus proche de la ligne stratégique de la Maison-Blanche. Sa nomination doit toutefois être confirmée par le Sénat.
Créé après les attentats du Attentats du 11 septembre 2001, le United States Department of Homeland Security est l’un des plus vastes ministères du gouvernement américain. Il supervise notamment la sécurité des frontières, l’immigration, la cybersécurité et la réponse aux catastrophes naturelles. Le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure est considéré comme l’un des plus stratégiques du cabinet présidentiel américain.
