Par Ross Hill
Les autorités américaines ont procédé il y a quelques semaines à l’arrestation de Bruna Caroline Ferreira, identifiée comme la mère du neveu de la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
Selon le communiqué d’un porte-parole du département de la Sécurité intérieure (DHS), Ferreira — de nationalité brésilienne — se trouvait illégalement aux États-Unis après avoir dépassé la durée de validité de son visa touristique B2, qui expirait en 1999.
Elle a été arrêtée dans la ville de Revere (Massachusetts) et transférée au centre de traitement d’ICE en Louisiane, où elle est actuellement en détention en vue d’une procédure d’expulsion.
Selon sa famille, Ferreira vit aux États-Unis depuis l’enfance, avait bénéficié du programme de protection temporaire sous l’ancien DACA, et était engagée dans une procédure pour obtenir sa résidence.
Interrogé, le frère de Karoline Leavitt, le père de l’enfant de Ferreira, a confirmé l’arrestation et déclaré que leur préoccupation principale reste le bien-être et la vie privée de son fils.
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des expulsions sous l’administration actuelle, ciblant les personnes en situation irrégulière, même lorsqu’elles sont liées à des hauts responsables. L’arrestation de Ferreira attire l’attention sur les conséquences humaines de la politique migratoire américaine — détention, séparation familiale, incertitude quant à l’hébergement et au statut de l’enfant. Elle illustre la complexité des situations individuelles, surtout quand des parents — venus enfants de l’étranger — tentent de régulariser leur statut après de longues années de vie sur le territoire.
La question de l’application stricte des lois d’immigration, y compris pour des personnes anciennement protégées, remet en lumière les tensions persistantes aux États-Unis entre enforcement, droits des migrants et impacts sociaux.
