Par Joël Onana
Des tracts distribués ces dernières heures dans plusieurs localités appellent les populations à respecter rigoureusement les journées de villes mortes. Les documents, largement partagés sous forme papier et numérique, sont présentés comme signés ou inspirés par le président Issa Tchiroma. Aucune source institutionnelle n’a cependant confirmé leur authenticité, mais leur diffusion rapide suscite de vives discussions au sein de l’opinion.
Selon plusieurs témoins, les tracts menacent de sanctions sociales et économiques toute personne qui ne se conformerait pas aux consignes. Cette circulation intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des pressions politiques et des appels contradictoires à la mobilisation. Les autorités locales n’ont, pour l’heure, pas réagi publiquement, laissant planer un climat d’incertitude chez les habitants qui redoutent des débordements ou des actes d’intimidation. Les opérations dites de villes mortes sont régulièrement utilisées comme moyen de contestation politique dans certaines régions du pays. Elles consistent en un arrêt presque total des activités commerciales, scolaires et sociales pour exprimer un mécontentement ou soutenir une revendication. Issa Tchiroma, figure politique connue pour ses prises de position controversées, fait l’objet de nombreuses rumeurs depuis l’annonce de son exil, ce qui complexifie la vérification de la provenance réelle des documents en circulation.
