Par Ross Hill
Dans une lettre adressée lundi à la procureure générale, le député démocrate de Brooklyn estime que la législation new-yorkaise interdit à un maire de donner l’ordre aux forces de l’ordre locales d’arrêter une personne déterminée. Selon lui, si un responsable politique est libre d’exprimer ses opinions, il ne peut pas utiliser son autorité pour tenter d’influencer une arrestation pour des motifs personnels, politiques ou idéologiques.
L’élu soutient que de tels agissements pourraient relever d’une faute dans l’exercice d’une fonction publique, un délit passible de poursuites en vertu du droit de l’État de New York. Il demande donc qu’un examen soit mené afin de vérifier si les déclarations du maire constituent une violation de la loi.
La controverse fait suite à des propos tenus récemment par Zohran Mamdani, qui a réaffirmé souhaiter l’arrestation de Benyamin Netanyahou si ce dernier venait à New York, notamment à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies prévue à l’automne. Le maire a invoqué le mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre le dirigeant israélien pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, tout en précisant qu’il estimait que cette procédure devait être prise au sérieux.
L’initiative de Mamdani a toutefois été rejetée par l’administration fédérale. Le président Donald Trump a déclaré que Benyamin Netanyahou « ne sera arrêté d’aucune manière aux États-Unis », rappelant implicitement que Washington ne reconnaît pas la compétence de la Cour pénale internationale sur ses ressortissants ou ses alliés.
Face aux critiques, Zohran Mamdani a assuré lundi que son administration respecterait pleinement les lois américaines et celles de l’État de New York. « Nous suivrons toutes les lois locales applicables », a-t-il affirmé devant la presse, sans revenir sur ses déclarations antérieures concernant le Premier ministre israélien.
