Par Joël Onana
Aïd Moubarak ! L’Aïd el-Kébir (ou Aïd el-Adha), fête religieuse la plus importante dans l’islam, aura lieu en juin. Célébrée le dixième jour de Dhou al-hijja, dernier mois du calendrier musulman, elle devait avoir lieu cette année le 6 ou 7 juin 2025, selon les calculs astronomiques. La date ne sera officialisée seulement après l’observation de la nouvelle lune, dite « la Nuit du doute ».
Même si les deux fêtes possèdent la même formule de vœux, l’Aïd-el-Fitr et l’Aïd-el-Adha, ou parfois Aïd-el-Kébir, sont à différencier.
L’Aïd el-Fitr, « petite fête », célèbre la rupture du jeûne et la fin du ramadan. Cette année il a été fêté le 30 mars après un mois de ramadan. L’Aïd-el-Adha, « la fête du sacrifice », quant à lui, commémore le sacrifice d’Abraham rapporté dans le Coran et l’Ancien Testament. Selon le texte sacré, lors d’un songe, Dieu commanda à Abraham pour éprouver sa foi, qu’il sacrifie son fils. Lorsque le prophète accepte et s’apprête à exécuter son geste, un ange apparaît et lui offre un bélier à la place.
Sacrifice d’un animal
L’Aïd-el-Adha est donc une tradition annuelle pour les musulmans du monde entier et se commémore par le sacrifice d’un mouton, une chèvre ou un agneau. « Cette fête, réunissant les familles, est un moment de partage et de convivialité, qui s’accorde avec la liberté de culte assurée par notre Constitution. », écrit le ministère de l’Agriculture
Des règles pour l’abattage en France
Cependant, certaines règles sont à respecter lors des célébrations. Le transport et l’abattage des moutons sont réglementés et doivent se faire par un éleveur. En France il est donc obligatoire de se rendre dans un abattoir pour des raisons sanitaires. Tout abattage clandestin est passible d’une peine allant jusqu’à six mois de prison et 15 000€ d’amende. En France, ce sont plus de 100 000 moutons sacrifiés chaque année lors de l’Aïd-el-Adha, selon le ministère de l’Agriculture.
Cette année au Maroc, pays musulman, le roi Mohammed VI a appelé à ne pas sacrifier le mouton. Cette décision se justifie par une aggravation des sécheresses pour la septième année consécutive, et donc une diminution des troupeaux de bêtes.
