Par Ilyass Chirac Poumie
Une importante mobilisation contre le racisme s’est tenue samedi 4 avril 2026 sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis, réunissant plusieurs milliers de personnes à l’initiative du maire Bally Bagayoko.
Ce rassemblement intervient dans un climat tendu, marqué par une vague d’attaques racistes visant l’édile depuis son élection en mars dernier. Des propos controversés tenus sur la chaîne CNews ont notamment déclenché une vive indignation et conduit à des actions judiciaires.
Face à la foule, Bally Bagayoko a dénoncé avec fermeté l’inaction des autorités : « Les institutions sont défaillantes, et parfois complices, face aux propos et actes racistes. Cela doit cesser ! », a-t-il déclaré. Il a également réaffirmé son attachement « viscéral aux valeurs de la République », appelant à une mobilisation durable contre les discriminations.
De nombreuses figures politiques de gauche, des syndicats et des associations antiracistes ont pris part à la mobilisation, transformant l’événement en démonstration de force citoyenne et politique.
Au-delà du rassemblement, le maire a annoncé la poursuite de la mobilisation avec de nouvelles actions prévues dans les semaines à venir, dans un contexte où la question du racisme continue de polariser le débat public en France.
Élu maire de Saint-Denis en mars 2026 sous l’étiquette de La France insoumise, Bally Bagayoko est devenu l’une des figures politiques émergentes de la gauche française. Depuis son élection, il fait l’objet de nombreuses attaques à caractère raciste, notamment dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Ces incidents ont ravivé le débat national sur le racisme, la responsabilité des institutions et la place des minorités dans la vie politique française.
